SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS – JOUR DE GALOP

JOUR DE GALOP ARTICLE 13/12/18 – SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS

HUGO MERIENNE ASSURE LA RELÈVE 

Entraîneur sur le centre d’Avilly-Saint-Léonard, Hugo Merienne, 27 ans, a obtenu sa licence il y a un peu plus d’un an , ainsi que des résultats réguliers avec ses chevaux d’obstacle. Installé à Cagnes-sur-Mer cet hiver, il a frappé fort d’entrée de jeu avec la victoire de Late News (Lawman), son premier partant du meeting, et a signé un nouveau succès ce mercredi grâce à Lord Pit (Confuchias).

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Jour de Galop. -– Quel a été votre parcours avant votre installation ?

Hugo Merienne. – J’ai eu plusieurs casquettes. J’ai monté en tant que gentleman-rider pour Arthur Moore, ou encore Guillaume Macaire, durant mes études, qui ont mené à un bac scientifique. J’ai ensuite obtenu une licence professionnelle de jockey, et j’ai un peu vadrouillé à gauche et à droite. J’ai aussi été courtier pendant un an, car je voulais voir le côté commercial du milieu. J’achetais notamment des chevaux pour des Irlandais. J’ai également été responsable chez Yannick Fouin, avant de m’installer à mon compte en septembre 2017.

Comment s’organise votre écurie ? Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir le centre d’entraînement d’Avilly-Saint-Léonard ?

Je veille sur un effectif composé de 8 à 12 chevaux. J’ai quelques propriétaires, mais je possède beaucoup de chevaux en association.
Dans un premier temps, nous avons surtout récupéré d’anciens chevaux de plat pour les
dresser en obstacle, car nous avions besoin de chevaux qui courent, mais je devrais avoir davantage de 3ans pour l’année prochaine.

À la base, je souhaitais m’installer à Dragey, mais j’ai finalement choisi Avilly parce que c’est beaucoup plus simple au niveau de la logistique. Nous sommes plus près des hippodromes parisiens et l’entraînement coûte moins cher qu’à Chantilly. Il y a de quoi dresser les jeunes chevaux sur les obstacles et faire du bon travail. D’un point de vue géographique, nous sommes très bien situés.

Quel est l’aspect le plus plaisant de votre métier ? Et à l’inverse, le plus difficile ?

Le plus plaisant, c’est de gagner des courses avec des chevaux dont je me suis occupé depuis le début, à l’image de Late News (Lawman), qui vient de s’imposer très facilement sur le steeple de Cagnes-sur- Mer. Lorsque je l’ai récupéré, il n’avait jamais vu un obstacle de sa vie. En un an, il a gagné quatre courses et amassé presque 75.000 € de gains. Façonner soi- même les chevaux et les voir réussir, surtout sous la selle de mon frère Adrien et sous les couleurs de mon père, c’est ce qu’il y a de mieux. Le plus dur, c’est lorsque les courses se passent mal, alors qu’on avait à la base une bonne chance. Lundi dernier, j’ai eu trois partants à Cagnes, dont un qui n’a pas fait l’arrivée et deux qui sont tombés. L’un des deux ne s’est pas relevé. C’est un métier fait de hauts et de bas, mais c’est aussi ce qui fait sa beauté. On apprécie d’autant plus les beaux moments !

Quel regard portez-vous sur la conjoncture des courses ?

L’avenir des courses dépend de tous les socioprofessionnels. Nous sommes actuellement dans un navire qui coule, et j’espère qu’on arrivera tous à se regrouper pour colmater les brèches. Les courses sont un spectacle qui amène du monde au Japon ou ailleurs, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas chez nous. Le seul souci, c’est la gestion. Il y a eu des erreurs faites ces dernières années, mais il n’est pas trop tard. Nous devons tous nous unir pour réparer cela au mieux.

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