J’AI TOUJOURS VOULU DEVENIR ENTRAÎNEUR – PARIS-TURF

Installé depuis fin 2017, Hugo Merienne fait partie de la génération montante des entraîneurs. Venu à Cagnes avec des ambitions, il compte déjà deux succès à son actif.

Hugo, comment vous est venue la passion des courses ?

Mon grand-père était titulaire d’un permis d’entraîner. Il avait une structure de trente hectares en Mayenne, La Douardière, qui appartient désormais à mon oncle, Julien. C’est là-bas que j’ai commencé à monter. La passion est venue tout de suite… C’est de famille, même si, pour Adrien, le virus est venu plus tard ! J’ai débuté, en amateurs, en portant les couleurs de mon grand-père. C’était à Fougères. Ce sont de bons souvenirs.

 

Vous avez aussi monté en professionnels…

Oui, mais pas longtemps, le poids me rattrapant ! J’ai toujours voulu devenir entraîneur. En fait, quand je suis parti en Irlande faire un stage chez Arthur Moore, j’ai terminé mes études là-bas, par correspondance ; je passais un bac scientifique, à l’époque… À mon retour, je suis ensuite parti chez Guillaume Macaire où, pendant deux ans, j’ai monté pour lui en amateurs, avant de passer pro. J’ai vécu de bons moments. Je suis aussi passé chez Patrice Quinton et Yannick Fouin.

 

Vous vous êtes installé sur le centre d’entraînement d’Avilly-Saint-Léonard, à quelques kilomètres de Chantilly. Pourquoi ce choix ?

Ce centre est vraiment bien ! Les pistes sont bonnes et très bien entretenues. On peut parfaitement former les chevaux d’obstacle, puisque l’on a tout ce qu’il faut pour bien faire. Des obstacles de cross ont aussi été créés. Je ne regrette absolument pas ce choix. On peut vraiment y faire du bon boulot. Puis à terme, j’aimerais bien avoir deux structures, une en province et une à Paris. En province, on l’a déjà. Donc, s’il faut une structure de plus, c’est à Paris qu’il faudra venir. De plus, on ne sait pas encore pendant combien de temps les transports seront remboursés par France Galop, donc avoir deux structures, une provinciale et une parisienne est une bonne chose. Maintenant, je ne dis pas qu’à terme je resterai sur Avilly, mais j’y suis très bien pour le moment !

 

Vous comptez déjà deux succès à Cagnes. Cela répond-il à votre attente ?

Oui, cela se passe bien pour le moment, même si on a été malheureux avec Mister Tic, un cheval que j’estimais. On le sait, dans ce métier, il y a toujours des côtés difficiles, mais cela permet de plus savourer les bons moments, comme lors de la victoire de Late News, qui appartient à mon père et était monté par Adrien, mon petit frère…

 

Le travail en famille n’est pas donc pas déplaisant ?

Non, pas du tout ! C’est assez sympa de travailler ensemble. Mon frère vient le matin dresser les chevaux, les met à sa main. C’est toujours mieux de bien connaître son cheval ; c’est un avantage pour l’après-midi. Je travaille aussi avec mon oncle, Julien, qui m’a confié des chevaux pour le meeting. Il n’y a aucune concurrence entre nous. Mes pensionnaires limités pour Paris peuvent aller chez lui et vice-versa… Si on peut travailler ensemble, on le fait.

 

Vous êtes jeune et vous vous installé dans une conjoncture qui n’est pas évidente…

Oui, c’est vrai que le contexte n’est pas forcément des plus favorables, mais je suis très bien épaulé, que ce soit par mon frère, mon oncle et mon père… On a aussi la chance d’avoir une structure derrière. Sans tout cela, il faut bien admettre que cela serait beaucoup moins évident. Le tout est d’arriver à faire sa place. Mais en travaillant intelligemment et correctement, il n’y a pas de raison de ne pas y arriver. L’année prochaine, j’espère aussi que j’aurai des sujets capables d’aller à Pau. Cette année, j’avais plus des chevaux pour Cagnes. Peut-être aurai-je des 3 ans sympas pour Pau, l’hiver prochain. On pourra ainsi jouer sur les deux tableaux…

 

Adrien et Julien Merienne :“On aime travailler en famille”

Qui de mieux que le petit frère pour parler d’Hugo ? Souvent associé aux pensionnaire de son aîné, Adrien s’est livré : “Bosser en famille, c’est vrai que c’est bien, mais il n’en faut pas trop non plus (rires) ! Non, plus sérieusement, je vais régulièrement travailler avec lui le matin, mais je bosse aussi beaucoup pour l’extérieur, donc cela permet à chacun d’avoir son bol d’air ! Ceci étant, c’est sympa de travailler ensemble, puis on a été à la même école, puisque je suis passé chez Guillaume Macaire aussi. Donc, nous sommes à peu près d’accord sur la manière de faire. C’est lui aussi qui m’a fait venir, tardivement, aux chevaux. C’est quand j’ai suivi Hugo aux courses que cela m’a titillé un peu. Je vais aussi un peu chez Julien ; on aime travailler en famille ! J’avoue que gagner un groupe c’est énorme, mais la saveur d’une victoire familiale, ça n’a pas de prix !” Venu quelques jours à Cagnes, Julien Merienne, l’oncle, rajoute : “Hugo, c’est un bon gars ! Je le connais depuis un petit bout de temps (rires) ! C’est un bon petit jeune, formé à la campagne, qui a choisi de s’installer à Paris. Je suis satisfait de son parcours. Je n’hésite d’ailleurs pas à lui filer un petit coup de main si je peux. Dans le principe, je ferai du mieux que je peux pour l’aider, même s’il faut aussi qu’il apprenne par lui-même.”

Marie-Pauline Gareau

 

http://www.paris-turf.com/actualites/hugo-merienne-la-passion-en-heritage-jai-toujours-voulu-devenir-entraineur-217011

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